Un ancien Terre-neuvas au lycée maritime !
Les élèves de CAP ont reçu François BASSO. Deux heures d’histoires vécues racontées avec passion sur le thème de la pêche à la morue à St Pierre et Miquelon.
De la campagne girondine à la mer !
Originaire de la Gironde (St Emilion et ïle verte) et dès 3ans François se passionne pour la mer.
Il embarque à 16 ans pour la grande pêche à la morue pour St Pierre et Miquelon (avant on pouvait embarquer avec l’accord des parents dès 8 ans, plus souvent vers 13-14 ans).
François a commencé sur le pont puis à des postes pont-usine, usine et machine
Son cursus scolaire "maritime" se déroule à l’école maritime de La Rochelle (puis FC de Ciboure)
St Pierre et Miquelon
Malgré des conditions climatiques difficiles : brumes, banquise, houle…, la destination de François sera : St Pierre et Miquelon.
Depuis Bordeaux, il fallait une semaine à 10 jours de traversée (océan atlantique), une attente en zone 3PS, puis pendant 3 mois à 4 mois 1/2 maximum la pêche en Golfe de St Laurent.
Il y avait 7 bateaux de Bordeaux, 7 de St Malo, 2 de Fécamp et des équipages d’origines variées : Français, Espagnols, Portugais, Coréens…
Une année marquante : 1986, la fin des contrats par le Canada.
Le bateau et l’équipage
L’équipage se divise entre 4 niveaux : passerelle, pont, usine, machine.
Le + gros bateau de pêche à la morue faisait 90m avec 2 moteurs de 2000 CV chacun, (soit 17 nœuds) François y a pêché pendant 10 ans.
Il se composait de 58 membres (au-dessus de ce nombre, il fallait embarquer 1 infirmier ou 1 médecin)
A l’époque, les navires bénéficiaient d’une assistance de la Marine nationale (courrier, besoins divers et accidents).
La vie à bord était rythmée avec deux bordées, deux équipes passerelle, des veilles de 6h et peu de quart, des cycles de 6h de travail pour 6 h de repos ou 18 h de travail pour 6 h repos si le poisson était au rendez-vous.
Les novices étaient appelés « castors »
La pêche
La saison de la pêche à la morue court de fin janvier à début février, suivie par deux campagnes de pêche à la crevette dans le Groënland.
La morue était à destination de Findus, elle était surgelée, pas salée. Le salage demande beaucoup de matériel, aujourd’hui la morue vendue salée a été surgelée avant.
Tous les déchets étaient recyclés en farine pour engrais. La plus grosse morue pêchée faisait 1 m 45 pour 30 kg.
Le plus gros chalut faisait 100 tonnes.
Un même poisson pour deux noms : cabillaud = frais / morue = salé
L’argot « bargeot » vient du mot barge
« Se bagarrer à bord d’un bateau est très mal perçu ! »
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